| L. van Beethoven (1770-1827)
Ouverture d'Egmont op.84 fa mineur |
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Si Haydn est un musicien qui, à travers le classisisme, amorce la transition du monde du baroque vers le romantisme, Beethoven est justement celui qui va incarner l’avènement définitif du même romantisme avec un langage musical à la fois nouveau et totalement abouti.
La participation de Beethoven au monde du théâtre ne se résume pas à la composition de son unique opéra Fidelio… dont les premières représentations furent justement interrompues par l’invasion des troupes de
Napoléon dans Vienne en 1805. A plusieurs reprises, le compositeur fut sollicité par les directeurs de théâtre pour composer les entractes musicaux dans les pièces ou ballets.
La musique de scène d’Egmont fut commandée pour la reprise d’une pièce de Goethe au Burgtheater de Vienne en 1810. La partition complète est très fournie et comporte deux lieder, une « Symphonie de la Victoire », deux mélodrames et quatre entractes. L’ouverture en fa mineur traduit la révolte contre la tyrannie menée par le comte Egmont, noble des Flandres luttant contre la domination espagnole au XVIe siècle. Bâtie sur le même modèle lent-vif que l’Ouverture de Coriolan, cette lutte victorieuse pour la liberté s’achève dans la partition par un éclatant final en mode majeur.